Un monde sans fin – Ken Follet

Alerte ! Nuits blanches en perspective ! 

1327. Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois: un chevalier tue deux soldats au service de la reine avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont la teneur pourrait mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts… L’architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le guerrier dévoré par l’ambition: mû par la foi, l’amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun d’eux se bat pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation – secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste Noire. 

Bon gros livre de 1336 pages, Un monde sans fin est LE livre de détente par excellence. Vous ne savez pas quoi regarder à la TV ? Des DVD’s vu cent fois ? La suite des Piliers de la terre remplacera vos séries préférées.

Se déroulant sur presque 40 ans, cette épopée moyenâgeuse met en scène une galerie de personnages machiavéliques ou bienveillants, dont les quatre enfants devenus adulte : Merthin, Caris, Ralph et Gwenda. Au programme, des meurtres, des secrets, de l’amour, des coups bas, des rebondissements en veux-tu-en-voilà, des jeunes filles en détresse, de la perfidie, de l’injustice, la Peste Noire, des guerres, une noblesse toute puissante et très obtuse (à ce point là c’est carrément de la débilité), un clergé aussi pourri que des voyous de rue, un roi qui joue aux playmobils avec ses sujets … bref, du Ken FOLLETT.

Attention, c’est du gros ! On voit les ficelles romanesques arrivées à cent bornes, les personnages sont caricaturaux et n’évoluent que très rarement psychologiquement (l’auteur leur donne deux traits de caractère comme dans les Sims et le tour est joué),  on a quelque fois l’impression de regarder un soap américain dans la lignée des Dallas, Feux de l’amour and co, … et pourtant on adhère, on rentre dans l’histoire et on ne décolle plus les  yeux !

De plus, l’avantage de Ken Follett est qu’il écrit bien, on sent de grandes recherches historiques, géographiques et socio-culturelles qui ont du être faites pour mener à bien ce pavé romantico-romanesque (ça veut absolument rien dire, mais l’effet reste le même*). Follett a l’habilité de manier toutes les intrigues des différents personnages sans se perdre et de donner des petites infos au lecteur sur les coutumes du Moyen Age. Ce n’est donc pas un livre bête, plutôt intéressant du côté historique et passionnant du côté romanesque.

Naturellement, vous vous en doutez bien, Un monde sans fin a des défauts. Il y a souvent des longueurs, quelques passages un peu longs voir inutiles et des personnages « gentils » qui m’ont exaspéré (ex: Caris, le « féminisme » incarné avant même que l’idée ne soit pensée) au point de vouloir leur flanquer quelques tartes bien placées. Et surtout le défaut de ce roman, dont la faute repose beaucoup sur la quatrième de couverture: cette fameuse histoire de lettre mystérieuse qui aurait un impact énooorme sur le trône d’Angleterre. Autant vous le dire tout de suite, par amitié et empathie envers mon prochain, cette intrigue doit prendre 50 pages sur tout le roman. Alors n’attendez pas que ça commence (ce que j’ai fait sur 500 pages avant de m’en rendre compte), et ça n’a pas d’impact réel sur l’histoire global du roman. Voilà c’est dit !

 * Loth d’Orcanie, « Kaamelott »

Challenge ABC 2012 n°5

5/26     

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A propos Charmant-petit-monstre

Jeune passionnée de littérature et d'écriture qui aime partager sa passion avec ses semblables.
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11 commentaires pour Un monde sans fin – Ken Follet

  1. Je l’ai dans ma PAL depuis quelque temps. Quand tu dis que c’est la suite des Piliers de la terre, c’est la suite « sujet » ou la suite avec les mêmes personnages ? Les 4 enfants sont parents avec la famille de Tom ?

    • Quand ils disent que c’est la suite, c’est en réalité un bond de 200 ans dans le temps. Mais cela se passe dans les mêmes lieux. De plus, les deux frères Merthin et Ralph sont les descendants de Jack le Bâtisseur et Aliéna de Shiring. On ne peut pas vraiment dire que c’est une vrai suite, mais les thèmes des deux romans sont exactement les mêmes.

  2. Merci pour les explications. Donc, même thème avec les descendants. C’est intéressant!

  3. Lystig dit :

    lu, il y a longtemps………………….

  4. Linette dit :

    On arrête pas de me répéter « Lis Les piliers de la terre » et aimant le style de Ken Follet, il faudrait vraiment que je me décide. C’est peut-être la grosseur des livres qui me fait un peu peur mais bon, suffit de se lancer ^^

  5. Oui je pense qu’il s’agit surtout de se jeter à l’eau. Les débuts sont souvent difficiles, il y a beaucoup de personnages à mémoriser et d’histoires qui se chevauchent, mais franchement les Piliers de la terre et Un monde sans fin sont de bons romans, et plus facile à lire que l’épaisseur laisse présager.

  6. Nico dit :

    Je n’ai pas lu ce roman, mais avais beaucoup beaucoup apprécié Les Piliers de la Terre, qui avait les mêmes caractéristiques que cette suite: malgré des facilités et quelques longueurs, l’ensemble était très prenant, à tel point que cela demeure l’une de mes toutes meilleurs lectures, tous genres confondus!

  7. J’ai passé un bon moment moi aussi grâce à cette lecture. J’ai hâte de voir l’adaptation TV 😉

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