Salon du Livre 2012, j’y étais !

De passage à Paris pour un entretien, c’était l’occasion de me rendre à l’endroit des amoureux des livres, qui met des étoiles dans les yeux et donne des ampoules aux pieds, le Salon du Livre !

Cette année, je me suis rendue pour une fois aux conférences. Je m’étais même fait un petit planning par jour (Samedi/Dimanche) avec les heures, la salle de chaque conférence, sans oublier celles notées en gras pour ne pas les rater. Une organisation de pro, je vous dis. Résultats : j’ai suivi une conférence et demi…

Je me suis pas mal baladée le premier jour, déjà pour situer les lieux immenses et les maisons d’éditions que j’affectionne… Et aussi je l’avoue pour repérer quelles célébrités (ou pas) du monde littéraire étaient au rendez-vous.

Premier jour : 

Après avoir quitté la deuxième (et dernière) conférence de la journée (du séjour), je suis partie vers le stand des éditeurs indépendants. C’est là que je fait la rencontre de Claire Paulhan, petite-fille de l’ancien directeur de la NRF (Nouvelle Revue Française) et éditrice des éditions Claire Paulhan, avec qui j’ai tout de suite sympathisé. A tel point que la charmante Claire m’offre un ouvrage de la maison : Le Journal (1918-1919) de Mireille Havet. Très beau livre que je me suis empressée de lire en rentrant.

 Continuant ma petite balade en essayant d’éviter de me faire marcher sur les pieds par des poussettes, je suis passée au stand 13e Note Editions que je connaissais de vue grâce à une librairie marseillaise. Je papote avec la jeune vendeuse et l’administrateur de la maison qui, ce dernier, s’avère être d’origine marseillaise. Un compatriote ! S’ensuit l’achat d’un livre, et me prenant par les sentiments, la vendeuse m’offre une nouvelle parution. Hourra !

Si Bonnie et Clyde ont inventé le braquage de banque, Bob et Diane, eux, se sont spécialisés dans le braquage de pharmacie du nord de la côte ouest des USA, afin de se fournir en drogues. Le roman satirique d’une jeunesse en déroute aspirant à l’anarchie et à la défaite des valeurs américaines.


Chambres de meublés pourris, jobs sans envergure, histoire d’amour et substances toxiques. Larmes amères et sexe pour Max Zajack, le héros, amoureux fou d’Olivia Aphrodite Tanga, beauté énigmatique et « putain » plus ou moins affirmée qui l’entraîne dans l’abîme d’une passion addictive, d’une fascination destructrice. MAx avance sur un chemin sombre. Au bout, il trouvera l’apaisement. Départ immédiat pour un voyage de lumière et de ténèbres mêlées…

Fatiguée par tout ce brouaha de foire, je rentre le sac plus lourd qu’en arrivant, la plante des pieds chauffée au fer rouge et le portefeuille allégé de quelques piécettes.

Deuxième jour : 

Partie de bonne heure, bouteille d’eau, carnet et stylo (indispensables !) et chaussures confortables, accompagnée de Tante et Grand-Mère, nous voilà, les trois générations, fin prêtes à attaquer une aventure « livraisque ».

Cette année, le Japon et Moscou sont les invités du salon. Lectrices studieuses, nous commençons par le stand nippon, noir de monde. Choix considérables, je ne sais plus où donner de la tête, je ne sais pas quels ouvrages choisir, confrontée que je suis à des dilemmes cornéliens (MURAKAMI Ryû ou OGAWA Yôko ? Romans ou Haikus ?). Après une heure, j’opte finalement pour Les années douces de KAWAKAMI Hiromi, plébiscité par la blogosphère.

Stand Moscou. Beaucoup plus petit. Beaucoup de classiques, peu de contemporains. Entre Nabokov, Dostoïesvki et Boulgakov, j’essaye de dénicher un livre écrit par la jeune génération, mais le choix est compliqué. Les jeunes auteurs sont trash, admirateurs de vérité crue et en ont assez des mensonges entourant leur patrie. Seulement, il y a le trash classique et le trash de Zakhar Prilepine avec Des chaussures pleines de vodka chaudes. Je tente l’inconnu en prenant L’assistant du chinois d’Ilya Kotcherguine, écrivain russe né en 1970, vivant toujours à Moscou. Parfait.

Après deux heures et des poussières à déambuler dans les allées (très mal indiquées !), mon corps crie famine.

14h: Restauration.

15h: Retour dans la foule.

Passage dans les stands des petits éditeurs, Zulma et leurs magnifiques couvertures, Sabine Wespieser (dont l’achat d’un roman de Mario Levi), Le mot et le reste, Attila où j’ai rencontré la charmante Hélène Morice qui m’a donné des conseils sur les métiers du livre  et m’a encouragé à ne pas baisser les bras (merci !), et enfin P.O.L où j’ai pu acheté le merveilleux Limonov d’Emmanuel Carrère tout en me le faisant dédicacer par l’auteur lui-même. C’est pas beau ça ?

Bilan : 

De loin, j’ai vu Patrick Chamoiseau (ne suis pas en bon terme avec lui étant obligée de lire un livre (pas génial) Solibo Le Magnifique pour mon cours de Créole), Canteloup, Charles Juliet et Pef. De plus près, j’ai croisé le regard et le sourire magnifique de Nicolas Fargues (*grouppie on* il est beau !! *grouppie off*), j’ai failli me faire écraser par Hollande et son armada de journalistes, gardes du corps, attachée de presse et admirateurs, me faire piétiner par des poussettes et des fans en furie et j’ai la plante des pieds qui s’est transformée en cuir.

En vrac :  les petits stands d’édition sont plus abordables et plus sympathiques que les plus grands (en plus ils donnent des livres quand on a de la chance, que demander de mieux ?), je suis triste de ne pas avoir vu Laurent Mauvignier ni les éditions Gallmeister, présents ni l’un ni l’autre, le stand, que dis-je, le hangar Actes Sud a des libraires fan-tas-tiques, et … je hais les poussettes.

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A propos Charmant-petit-monstre

Jeune passionnée de littérature et d'écriture qui aime partager sa passion avec ses semblables.
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5 commentaires pour Salon du Livre 2012, j’y étais !

  1. carolivre dit :

    Très sympa ton compte-rendu! Cette année je n’ai pas pu y aller. Je garde un très bon souvenir de celui de l’année dernière: les conférences auxquelles j’ai assisté étaient vraiment bien, les auteurs en dédicace dispos… Vivement l’année prochaine!

  2. sexy facebook dit :

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    Tu vas te régaler avec ces années douces, excellent choix !

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