1Q84 Livre I & II – Haruki Murakami (le retour !)

J’ai récidivé. Vous savez comme je peux ne pas être fan de Murakami. Et pourtant, j’en ai lu deux.

Pourquoi ?

Déjà, cela commence avec un cadeau d’anniversaire. Des amis me font une surprise et me tendent un joli paquet emballé à l’effigie d’une librairie Marseillaise. Je déballe fébrilement et je me retrouve avec dans les mains les deux nouvelles parutions (c’était l’année dernière) de la nouvelle saga 1Q84. Autant vous dire que je n’ai pas osé avouer à mes bienfaiteurs qu’entre Murakami et moi c’est fini depuis la lecture de La Ballade de l’impossible que j’ai cru à un moment immoler.

Alors comme je suis bonne fille et qu’on m’avait offert en plus le format broché (à 23 euros), par amour pour mon prochain, je me suis mise à lire au rythme d’un chapitre par soir le premier tome de cette saga murakamienne.

Dois-je vous faire le speech ? Ou est ce que les journaux, critiques, blogs et autres vous ont déjà pas mal informé ? Non ? Bon, allez, pour la mise en bouche !

Ça raconte quoi ?

C’est l’histoire d’un type peu commun. Le jour, il est prof de math, la nuit c’est un nègre littéraire. On lui demande de retravailler le livre d’une lycéenne très bizarre, La Chrysalide de l’air, il est pas très chaud, mais il le fait quand même (mais pas pour l’argent, attention !).
Puis c’est l’histoire d’une autre fille peu commune. Le jour, elle est prof de gym, la nuit c’est une tueuse à gage. On lui demande de tuer un homme, elle est pas très chaude, mais elle le fait quand même (mais pas pour l’argent, attention !).
Ainsi, on s’en doute, leurs histoires finissent pas se croiser sous le rayonnement de deux mystérieuses lunes…

Alors ?

Il aura fallu la lecture de deux tomes pour finalement abandonner. Parce que Haruki est finaud (oui je me permet cette familiarité après 1066 pages). Le premier tome n’est pas mal, dans le sens où tous les éléments sont là pour nous accrocher : secte, sexe, amour éternel, références à une grande œuvre littéraire (œuvre que je n’ai pas lu à ma grande honte), mystères et fantastique.

Donc, on continue pour en savoir plus, jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’on a lu le premier tome.  Alors on prend le deuxième et on le lit jusqu’à ce qu’on se rende compte que depuis le début l’auteur nous mène par le bout du nez. Parce que sincèrement, vous ne trouvez pas que sur une histoire de 1066 pages (et encore j’ai pas lu le 3e tome) 999 pages auraient pu être condensées ?!

Oui, c’est très malin de la part d’Haruki d’avoir produit trois tomes au lieu d’un. C’est très malin d’utiliser sa notoriété de grand auteur nobélisable (car Kafka sur le rivage était quand même un très bon livre) pour nous faire acheter une histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard.

Pour ma part, je ne suis pas assez maso pour acheter le Livre III. J’ai rempli mon devoir de gentille fille en lisant les deux tomes offerts. Je baisse le rideau.

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A propos Charmant-petit-monstre

Jeune passionnée de littérature et d'écriture qui aime partager sa passion avec ses semblables.
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Un commentaire pour 1Q84 Livre I & II – Haruki Murakami (le retour !)

  1. Ping : Bilan Novembre | Il était une fois…des livres.

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